Un concept novateur pour
l’époque
Initié par la municipalité de Guy ROMELLI dès 1969 et finalisé par celle de Maurice GOUIN en 1977, le Centre Educatif et Culturel des Heures
Claires va regrouper suivant une architecture ouverte, des équipements sportifs, culturels, éducatifs et sociaux avec pour objectif majeur, la rencontre et l’échange des populations.
A l’épicentre de cet ensemble en forme de « T » rayonne un collège ouvert sur l’extérieur ou entre deux cours, les élèves peuvent
aller au choix en bibliothèque, en pinède...
Conçu dans une ville comptant 13000 habitants en 1970, le C.E.C fonctionne tant bien que mal 40 ans plus tard dans une ville de 40000 habitants,
c’est dire que ses créateurs avaient vu juste.
Une gouvernance pas comme les autres
La multiplicité des intervenants a rendu la gestion de cette superstructure plutôt difficile car faisant appel à la mutualisation des moyens, et
à un esprit partenarial et consensuel.
Les acteurs principaux sont le S.A.N Ouest Provence (« intendance générale » + gestion directe d’équipements à compétence
intercommunale), la Mairie (équipements liés au sport, à l’éducation, à l’enfance...), le ministère de l’Education Nationale (collège), le Conseil Général (entretien du collège, maison
départementale de la solidarité...).
Jusqu’à l’Eté 2008, la direction du site était assurée par une seule personne cumulant la fonction de Principal de Collège et de Directeur du
C.E.C.
40 ans après…où en est-on ?
Il est claire que le C.E.C a besoin de faire peau neuve (les préfabriqués vieillissent mal) mais aussi
de se renouveler en terme d’offres pour répondre aux nouveaux besoins des usagers.
Il convient de rappeler pour mémoire que le défaut d’entretien couplé d’un désintéressement des
décideurs locaux a déjà conduit à la fermeture définitive en 1999 de la superbe piscine découverte de 50 mètres, un équipement moteur pour l’ensemble du site, qui ne demandait qu’à être
réhabilité pour le plus grand bonheur de tous.
Absence de projets fédérateurs et coups d’éclats politiques
Au manque évident d’entretien s’ajoute une déficience de projets
fédérateurs, véritables fils conducteurs pour l’ensemble de la structure.
Un manque d’engouement qui pourrait s’expliquer en partie par des
considérations purement sociologiques avec une société actuelle plutôt individualiste alors que le C.E.C avait été conçu dans une optique du « vivre ensemble », de la rencontre et du
partage entre les gens.
Ceci étant, il est légitime de penser que les coups d’éclats politiques des
deux dernières années, fruits de tensions passagères entre l’intercommunalité et la municipalité, nuisent grandement à ce formidable outil de mixité culturelle, sportive et éducative.
Je fais allusion entre autre au douloureux contentieux qui a paralysé la
Maison Pour Tous pendant un an et demi, à l’éviction du Directeur du C.E.C à l’Eté 2008 ou bien encore au départ soudain d’agents du S.A.N Ouest Provence…
Si le concept était précis et bien pensé en 1970, on peut dire aujourd’hui que l’avenir du C.E.C reste incertain
pour ne pas dire trouble même si le réchauffement récent des relations entre le S.A.N Ouest Provence et la Mairie pourrait laisser présager des jours meilleurs.
Affaire à suivre…
Jocelyn PLANELLES
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