Créée en 1975, la taxe professionnelle (T.P) est une ressource essentielle pour les collectivités locales. Chez nous, le SAN Ouest Provence en est l'unique percepteur.
Ce prélèvement est tellement ancré que la suppression de la part « équipements » annoncée pour 2010 est un véritable casse-tête dans la mesure où les entreprises, les collectivités locales et l’Etat ont chacun des intérêts divergents.
Une taxe jugée absurde par les entreprises
Cet impôt qui a coûté en net 18 milliards d’euros en 2008 aux entreprises est jugé absurde d’un point de vue économique. La TP est en effet calculée à partir d'une base fiscale constituée de deux éléments distincts : les locaux de la société et la valeur de ses équipements.
C'est la part « équipements » que le gouvernement compte supprimer en 2010, une part qui représente 80 % du produit de la taxe et que les chefs d'entreprise dénoncent car asseoir un impôt sur les équipements revient de fait à pénaliser l'investissement.
Autre défaut de ce mode de calcul : les entreprises industrielles ayant beaucoup d'immobilisations sont plus pénalisées que les entreprises de services, ayant essentiellement des locaux commerciaux.
Une ressource précieuse pour les collectivités locales
Le produit de la taxe professionnelle s’est élevé à 28 milliards d’euros en 2008 soient 18 milliards d’euros versés par les entreprises et 10 milliards par l’Etat en vue de compenser les allègements. Cette taxe représente 43 % des ressources locales d’où l’émoi des élus à l’annonce de cette réforme.
Concernant notre territoire « Ouest Provence », les élus doivent d’ores et déjà anticiper une chute importante du produit fiscal de cette taxe car notre tissu économique est constitué en grande partie d’entreprises à fortes immobilisations (industries, entrepôts de stockage…) qui rapporteront donc moins fiscalement au S.A.N Ouest Provence dès 2011. Cette anticipation sous entend dès à présent une meilleure rationalisation des choix budgétaires, bref dépenser l’argent public de manière intelligente et dans un souci d’efficacité.
Un Etat pris entre deux feux
Pour l’Etat, l’exercice est plutôt difficile car il doit, d’une part, concilier la compétitivité économique des entreprises, et d’autre part, répondre aux inquiétudes des élus locaux qui attendent une compensation de sa part, le tout en gardant à l’esprit que lui aussi doit ménager son déficit public.
A priori, l'Etat compenserait au moins une partie des pertes découlant de la réforme, au nom du principe d'autonomie financière des collectivités territoriales.
Une question reste à ce jour sans réponse : par quoi remplacer la T.P ? Certains parlent de la taxe carbone, d’autres d’un nouveau prélèvement…mais personne n’a encore trouvé la solution miracle.
Espérons que cette réforme ne se traduira pas sur Istres par une nouvelle hausse des impôts locaux !
Jocelyn PLANELLES
Inauguré en 1992, le
Centre Administratif (rue Abel Aubrun) va vite s’avérer aux yeux de la majorité municipale d’alors, trop exigü pour réunir l’ensemble des services administratifs.
La note va être plutôt salée
avec par exemple l’achat de l’immeuble situé à l’angle de la rue Paul Charmet et Abel Aubrun pour 1 068 000 €uros (décision du Président du SAN n°210/05 du 22/06/05) ou bien encore
l’acquisition des locaux de l’ancienne imprimerie, rue Abel Aubrun, pour 197 000 €uros (décision du Président du SAN n°190/05 du 15/06/05). Ces prix s’entendent hors taxes et hors frais de
Notaire.
Un S.A.N inquiet…au sujet d’un trésor fiscal
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