Patrimoine, culture, traditions

Vendredi 23 octobre 2009

Les Istréens ont de quoi être fiers de disposer d'une base aérienne stratégique de premier ordre, la B.A 125 Charles Monnier.

Aussi, nombreux sont ceux qui espèrent qu'un musée témoin de ce patrimoine aéronautique exceptionnel verra le jour à Istres.

Un projet non abouti vieux de vingt ans

De ce musée, il en était question il y a vingt ans en arrière. De nombreuses personnes civiles et militaires avaient d’ailleurs travaillé sur ce projet.

Pour mémoire, le S.A.N acheta à cet effet, le restaurant de l'Oratoire (derrière la cité de l’Oratoire) où jadis venaient se restaurer Monsieur Marcel DASSAULT et autres illustres personnalités de l’aéronautique.

Ce bâtiment qui avait donc toute l'âme requise pour accueillir ce musée de l'aviation fût finalement rasé quelques années après. Bientôt, fleurira en ces lieux à défaut d’un musée de l’Air, un ensemble immobilier de bon standing.

Le Pavillon de Grignan…l’endroit idéal

Enfin, il reste encore le Pavillon Grignan comme site d'accueil idéal. Un bâtiment prédestiné puisque Monsieur André TURCAT, premier pilote d'essais sur Concorde en 1969, en fût propriétaire jusqu’en 1978.

Cet équipement à destination du grand public rendrait hommage à l’histoire de l’aviation istréenne et constituerait un atout touristique supplémentaire.

 

Jocelyn PLANELLES

Par Jocelyn
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 15 septembre 2009

A l’occasion des journées du Patrimoine (ce week-end), j’ai choisi de vous présenter le très spectaculaire souterrain de Saint Pierre, aussi appelé grotte de l’Abbé de REGIS.

Un monument hors du commun situé sur une propriété privée des Heures Claires, 100 m après la base nautique.

Recherches d’eau et études géologiques

Ce souterrain fût creusé entre 1771 et 1776 dans le « safre » de la falaise sous la direction de l’Abbé de REGIS avec pour objectifs d’augmenter le débit de la source existante et mener des études géologiques.

Cette grotte est composée d’une galerie de 75 mètres de long, remplie d’eau sur 50 cm de hauteur et débouchant sur un escalier en spirale de 103 marches qui conduit 33 mètres plus haut à une autre cavité.

Le croquis, ci-dessus, réalisé en 1968 par Mr TRAVERSE, propriétaire d’alors, permet de mieux appréhender les lieux. Pour information, la cavité supérieure se trouve à l’aplomb du lycée Latécoère.

Visites rarissimes mais sensations garanties

Avec l’aimable autorisation des propriétaires, j’ai eu la chance en 1998 de participer à une découverte du site animée par le club de spéléologie. Une visite à la torche dans la pénombre avec de l’eau jusqu’aux genoux dont je garde un excellent souvenir.

Un des trésors du domaine de Saint Pierre

Ce souterrain est situé dans un ensemble plus vaste dénommé domaine de Saint Pierre où se trouvaient jadis un prieuré et les chapelles Saint Pierre et Saint Martin. Mais cela est une autre histoire que je vous conterai prochainement.

 

Bonnes journées du Patrimoine,

 

Jocelyn PLANELLES

 

N.B : Si vous souhaitez en savoir davantage sur le souterrain de Saint Pierre et autres monuments istréens, consultez le magnifique ouvrage de M.BALZANO « Entre mer, Rhône et Durance : Istres », disponible à l’office de tourisme, au musée et à la médiathèque. Parcourez également les Cahiers des Amis du Vieil Istres, riches d’enseignements et disponibles aux mêmes endroits. 

Par Jocelyn
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 25 juin 2009

La saga des Grignan…

D’une superficie de 11820 m², ce domaine qui comprend outre sa belle demeure, piscine, terrasses, jardin d'agrément et espaces ombragés porte le nom d'une illustre famille, celui des Grignan. Ce domaine figure au rang des sites inscrits depuis le 10 février 1967.

On ne peut dissocier son implantation de celle du fameux moulin à blé d'Adam de Craponne, qui fonctionna pour la première fois aux alentours de Noël 1564.

La fille de Frédéric de Craponne, nièce de l'illustre ingénieur du roi Henri II hérita de son père, lui-même successeur d'Adam de Craponne, mort sans postérité.

De son mariage avec Jean de Grignan, écuyer de Salon de Provence, Jeanne de Craponne eut un fils prénommé Paul qui recueillit à son tour les biens de ses parents.

Plusieurs générations de Grignan se succédèrent. Nous sommes alors au début du XVIIIe siècle, les Grignan habitent toujours à Salon de Provence, Istres n’étant que leur résidence secondaire.

Jean-Baptiste de Grignan, mort à Istres en 1788, est peut-être à l'origine du bâtiment qui porte le nom de ses ancêtres. Il se fixe à Istres où naîtront au moins six enfants de son union avec Jeanne Anne-Marie de Gruel, dont François Philogène Joseph (1786-1853).

Avec sa mort s'éteint la dynastie. Son union avec Mélanie-Joséphine de la Rue de Mareilles demeura stérile. A la mort de cette dernière en 1871, ce sont les sept neveux et nièces de celle-ci qui recueilleront la propriété rurale dite le « Pavillon de Grignan ».

De nombreux propriétaires successifs

Joséphine Claire de la Rue de Mareilles et son époux Nicolas Xavier, Comte de Barberin-Barberini, achèteront les parts revenant à leurs frères et sœurs. Une fois encore, le couple n'aura pas de successeurs directs et le domaine vendu aux enchères publiques sera acheté en 1903 par un agent d'affaires : Joseph Fidèle Marie-Croze-Magnan, qui mourra à Istres en 1912.

Ses héritiers ne semblent pas accorder beaucoup d'intérêt à cette propriété probablement en mauvais état. C'est dans les mêmes conditions de vente que Maximin Clotaire Reynaud, employé des Postes, domicilié à Marseille, va l’acquérir en 1912.

Dix ans plus tard, le 10 février 1922, Mgr Sébastien Herscher, archevêque de Leodicèe (aujourd'hui Lattaquié en Syrie) et Mlle Marie-Angèle Genevoix, l'achètent chacun pour moitié.

Jean André Alphonse Herscher et son épouse, Marie-Thérèse-Jeanne d'Arc Eymond en feront l'acquisition en 1927, le vendront en 1956 à Mme Turcat, l'épouse du premier pilote du Concorde qui le cédera au S.A.N le 24 juillet 1979.

Depuis, le pavillon de Grignan est devenu le lieu de réceptions officielles et à nouveau en 2009 celui des Estivales.

 


Jocelyn PLANELLES

 

Par Jocelyn
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 10 avril 2009

Aux portes de la vieille ville

Classée aux Monuments Historiques par arrêté du 5 mai 1930, la porte d'Arles marque l'entrée de la ville intra-muros d'autrefois. On sait que des remparts protégeaient naguère le château fort (à l'emplacement de l'église Notre Dame de Beauvoir) ainsi que les habitations placées sous la protection du Seigneur.

L'entrée dans la cité s'effectuait par deux portes gardées de jour et de nuit pendant les guerres de religion et les épidémies de peste. La porte de Place où d'En Haut se situait côté sud entre l'Hôtel de Ville et le « Café du XXe siècle », l'autre à l'extrémité nord à l'angle des rues Juiverie et de la Roque, près de l'actuelle porte d'Arles. Cette dernière était désignée porte d'En-Bas ou de Saint Eloi et plus couramment portail Eygadier c'est-à-dire porte de l'eau. On peut, d'ailleurs, constater que les fontaines dites de « Saint-Eloi » sont encore présentes de nos jours mais à l’extérieur de la porte.

Style antique ou classique ?

Le portail d'Arles n'est pas une construction antique mais relativement moderne. En effet, il fut construit suite à une délibération du Conseil de la Communauté en date du 29 octobre 1769. Les travaux seront effectués à partir de janvier 1771 pour se terminer en juin 1773. Ils coûteront 6110 livres aux contribuables istréens. Edifié en l'honneur du Maréchal Duc de Villars, seigneur d'Istres et gouverneur de la Provence, il ne sera jamais inauguré.

La porte d'Arles par sa forme concave et son style classique présente une grande sobriété. L’arc repose sur deux pilastres. Vous observerez deux guirlandes fleuries de part et d'autre ainsi que le magnifique médaillon style Louis XV posé en imposte qui orne la clef de voûte. Ce monument est construit en pierre de Toti (pierre issue des carrières locales).

Une inscription mystérieuse

Une curieuse inscription d'inspiration révolutionnaire est visible sur le côté droit. Malheureusement, on ne peut en déchiffrer que le début :
« Tous les citoyens habitant la me... »

La phrase complète pourrait bien être (ce n’est qu’une hypothèse) :

« Tous les citoyens habitant la même commune sont garants civilement des attentats commis sur le territoire de la commune, soit envers les personnes, soit contre les propriétés ». Cette phrase a été retrouvée gravée sur un mur de Marseille.
 

Un air révolutionnaire planait-il déjà en terroir istréen à l’approche de la Révolution française ?

 

 

Jocelyn PLANELLES

 

Par Jocelyn
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 1 janvier 2009

Situé à l'orée de la Crau, au bord de l'étang d'Entressen, ce monument jouit d'un cadre naturel d’exception. Cette tour fût inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 4 mars 1998.

Un peu d’histoire

Le site est occupé depuis la Préhistoire (Mésolithique) et des fouilles ont révélé une occupation gallo-romaine.

La tour a été construite au milieu du XIV° siècle. Elle répondait à la triple volonté de contrôler les limites du terroir, de défendre les terres et d'installer un péage.

Elle est nommée pour la première fois dans un acte de 1377 : elle est incluse dans les biens confisqués à François des Baux par la reine Jeanne. Bertrand Foissard, marchand d'Aix achète la terre d'Istres et la tour en 1476 à Charles du Maine, neveu du roi René.

Le domaine comprend un étang poissonneux, des prés, terres labourées et semées et une vigne. En 1609, les Foissard seront expropriés par les Vendômes, princes de Martigues. La tour et ses dépendances seront ensuite l'apanage des Castellane, des Villars et des Gallifet.

Une bastide fortifiée

Il s'agit d'une belle construction carrée de 9 m sur 8,35 m et d'une hauteur de 16,60 m collée à un escalier à vis. Les murs sont en pierres de taille calcaires extraites des collines avoisinantes et en particulier de la colline de Miouvin située au nord ouest de l’étang de l’Olivier.

Elle était jadis défendue par un enclos fortifié et cernée d'un fossé.

La porte principale au rez-de-chaussée est couronnée d'un arc brisé et d'une porte à linteau rectiligne. Une fenêtre à meneaux trilobés s'ouvre sur la face Nord au premier étage qui devait constituer l'étage noble. Des ouvertures rectangulaires sur les faces Est, Ouest et Sud ont été agrandies pour la plupart à l'époque moderne. Au sommet un couronnement garni de mâchicoulis repose sur des consoles à encorbellement.

A l'intérieur, on peut découvrir une salle basse voûtée en plein cintre qui devait servir de magasin ainsi que trois étages et une terrasse fortifiée. Les communications se faisaient grâce à des échelles amovibles jusqu'à la construction de la tourelle d'escaliers.

Une tour en ruines

Aujourd’hui, la tour appartient au domaine public de la Ville. Sa structure est souffrante, un cerclage de fer la maintient debout mais les visites ne sont malheureusement pas possibles.

 
Jocelyn PLANELLES

 

Par Jocelyn
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 21 décembre 2008











Petit résumé de l’histoire de la crèche.

De l’Italie à la Provence

Une nuit de 1223, à Greccio en Italie, St François d’Assise fit préparer une crèche vivante dans une étable (crèche vient du latin Gripia = mangeoire). Il y installa un âne, un bœuf et convia chacun à célébrer la Nativité. Cette tradition gagna toute l’Italie, et dès la fin du XIIIème siècle la Provence.

Des crèches d’églises aux crèches familiales

Aux personnages de la Nativité (Sainte-Famille…) viendront s’ajouter les bergers puis au XIXème siècle les personnages populaires. Fin XVIIème, pour faire reprendre le chemin des églises aux fidèles qui les avaient désertées suite à la Réforme protestante, les crèches d’églises se multiplient. De personnages en bois sculpté et doré, on passe à des figurines en carton-pâte, en liège, en mie de pain, en cire ou en fil de fer (revêtu d’étoffes) ou bien encore en verre filé et porcelaine.

Fin XVIIIème, les crèches publiques apparaissent en Provence, elles mettent en scène des marionnettes.

Les crèches familiales quant à elles vont se développer à la Révolution. En effet, la suppression de la messe de minuit en 1789 et la fermeture des églises en 1794 n’arrêtent pas la ferveur des Provençaux qui fabriquent chez eux des « crèches publiques » qu’ils font visiter moyennant « deux sols ».

Les « Santons de Provence » et leur symbolique

Après les « Santi Belli » de la région de Naples (« beaux Saints » en Italien), les santons de Provence « Santoun » (« petits Saints » en Provençal) firent leur apparition fin XVIIIème. Le premier moule fût réalisé en 1797 par le Marseillais Jean-Louis Lagnel.

La crèche devient la parfaite représentation du village provençal avec son pont, son moulin, ses métiers…

Ainsi, autour de la Sainte Famille, de l’âne et du bœuf, et du « Nistoun » (enfant Jésus) le 25 à minuit, on retrouve :

- L’ange « Boufareu » qui s’époumone à répandre la bonne nouvelle

- Les bergers, premiers témoins de la naissance de l’enfant divin

- Les Rois Mages : Melchior, Balthazar et Gaspard, qui représentent les trois continents connus à l’époque (Europe, Asie, Afrique). Ils arrivent guidés par l’étoile mystérieuse le 6 janvier, jour de l’Epiphanie et apportent : l’or, l’encens et la myrrhe

- Le meunier, la marchande de poissons, la laitière, la fileuse (métiers portant les offrandes)

- Le Ravi (protégé des fées) qui lève les bras au ciel (placé devant, il porte bonheur)

- Le Pistachier, garçon de ferme un peu simplet

- L’Aveugle (qui retrouvera la vue le soir de Noël) et son fils

- Le Remouleur (« L’amoulaïre ») aiguise sur sa meule les couteaux. On lui remplit la gourde de vin en guise de paiement (il arrêtera de boire le soir de Noël)

- Les vieux Jourdan et l’acariâtre Margarido qui retrouvera un bon caractère le soir de Noël

- Les vieux Grasset et Grasseto, couple tendrement uni et sentimental

- Le Bohémien (« Boumian »), qui représente les gens du voyage. Il est mis en référence au pèlerinage biannuel des Saintes Maries de la Mer où il vient adorer Sara la servante noire

Enfin, il y a également les anachroniques :

- Le Maire en costume d’apparat, ceint de l’écharpe tricolore, affolé face à cet évènement qui le dépasse

- Le chasseur, blagueur invétéré, le feutre sur l’oreille et la gibecière, portant un fusil

 

Depuis, la crèche s’est enrichie de bien d’autres personnages parmi lesquels : Raimu, Fernandel, Bourvil…

La crèche est donc devenue au fil des siècles le reflet de la société.

 

Jocelyn PLANELLES  

Par Jocelyn
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 décembre 2008

J’ai le plaisir de convier les lecteurs de « Regards sur Istres » à,

 

UNE VISITE COMMENTEE DU CHEMIN DES CRECHES

 

LE DIMANCHE 21 DECEMBRE 2008

 

RDV : Chapelle Saint Sulpice à 14h30 (parc Ste Catherine)

 

Dans le cadre des fêtes de fin d’année période dite des « Calendales », je vous propose de partir en ma compagnie à la découverte du Chemin des Crèches.

Cette visite guidée sur le thème de la Nativité partira de la chapelle Saint Sulpice (joyau de l’art Roman classé aux Monuments Historiques) et rejoindra ensuite le centre ancien où par un dédale de ruelles et de placettes, vous découvrirez derrière les vitres des chaumières, des crèches diverses et variées, réalisées par les habitants, où profane et sacré donnent très souvent de subtiles mélanges. L’histoire de la Crèche depuis Saint François d’Assises (1223) jusqu’à nos jours vous sera racontée en cette occasion.

Nous marquerons un arrêt à l’église Notre Dame de Beauvoir et à l’église de la Sainte Famille où sont exposées deux magnifiques crèches.

Nous terminerons notre escapade par une collation chaude en centre ville.  


Alors n'hésitez pas à venir nombreux avec vos proches, famille, amis…

Cette balade de Noël plaît beaucoup aux enfants.

 

J’en profite pour vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année.

 

Chaleureusement vôtre,

 

Jocelyn PLANELLES

 

Prestation gratuite

Durée approximative : 2h00

Inutile de réserver

 

Par Jocelyn
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 16 septembre 2008

Marseille capitale européenne de la culture, en voilà une excellente nouvelle.

2600 ans d’existence ce n’est pas rien. Les deux années de dur labeur pour mener ce projet à la victoire auront porté leurs fruits.

Cette réussite, c’est celle du monde culturel et d’un territoire « Marseille Provence » : deux millions d’habitants, 130 communes et six communautés d’agglomération.

Marseille va rayonner autour d’elle et les retombées économiques seront de taille puisqu’il est dit que pour un euro investi ce sont près de six euros qui seront récoltés, pas mal le retour sur investissement.

Ce rayonnement va profiter à toute l’aire métropolitaine et aussi à ceux qui à des fins électoralistes ont voulu faire croire aux Istréens que Marseille allait venir piller les richesses du Golf de Fos !
Dans 5 ans, c’est tout le contraire qui se produira puisque Marseille va rapporter gros à toute une région…

Cordialement,

Jocelyn PLANELLES

 

 

 

Par Joce
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 12 septembre 2008

Inscrite aux Monuments Historiques par arrêté du 6 juillet 1942, la chapelle Saint Sulpice de Morianne est attestée dans une bulle (lettre épiscopale) de l'Archevêque d'Aix en 1082 mais on ne connaît pas la date exacte de sa fondation.
Contrairement à son apparence, elle ne fut jamais utilisée pour célébrer la messe dominicale mais servait uniquement à l'office religieux précédant l'inhumation des morts dans le cimetière situé en contrebas.

Notons encore, et les textes en témoignent, qu'un bâtiment contiguë servait autrefois d'hôpital pour les lépreux. Avec l'arrivée du canal de Craponne, les eaux inondèrent le cimetière à la fin du XVIème siècle et il fut reconstruit là où il se trouve actuellement impasse St Sulpice.

La chapelle St Sulpice dont la cloche fut baptisée « Sainte Catherine » cessa de retentir à une période non déterminée. Elle a connu plusieurs patronages : celui de la mère de Dieu, de Ste Catherine, de l'Annonciation et, depuis le XVème siècle, celui de St Sulpice de Morianne. Pendant la Révolution, elle servira d'abri pour bestiaux. En 1897, le Maire de la Ville ordonne au Curé de l'époque de la réaffecter au culte. Mais son état continue à se dégrader régulièrement. Elle sera inscrite en 1942 à l'inventaire des Monuments Historiques puis restaurée par la Caisse Nationale des Monuments Historiques en 1976. Elle est devenue depuis 1991 un lieu d'exposition pour les artistes.

Véritable joyau de l'art roman, la chapelle St Sulpice présente une unité de style exemplaire : Voûte en berceau brisé couvrant la nef (influence de l'école romane bourguignonne (*) ), une voûte d'arête avec une magnifique clef sur le côté Nord, voûte en cul de four (chœur de la chapelle). Enfin, il conviendra de ne pas oublier sa lanterne des morts (située à droite de l’entrée actuelle) qui lui donne sans conteste une fière allure et rappelle sa vocation première, l’office précédant l’inhumation.


Jocelyn PLANELLES

NB : (*) art roman bourguignon importé en Provence par l'ordre de Cîteau  (ou ordre cistercien) ordre fondateur des abbayes cisterciennes dites les "Trois Soeurs provençales" : abbaye de Sénanque, de Silvacane et du Thoronet. A noter en effet, d'importantes similitudes entre les chapelles de ces édifices et celle de Saint Sulpice. L'arc brisé sera une des caractéristiques essentielles de l'art ogival plus connu sous le nom d'art Gothique qui succèdera à l'art Roman à partir de 1150.
 

Par Joce
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 1 juin 2008

Juste ce petit message pour se faire en toute humilité, ambassadeur de la cérémonie de ce dimanche 1er juin 2008, relative au dépôt d'une plaque commémorative à la "rue Juiverie" rappelant qu'ici vécut jadis une communauté juive.

 

Pour mémoire, le Comté de Provence et le Comtat Venaissin indépendant du Royaume de France jusqu’en 1481 pour le premier et 1791 pour le second, ont souvent échappé aux mesures défavorables au peuple juif comme celles instituées en 1306 par Philippe Le Bel, roi de France d'alors.

 

Pourquoi tant de haine et de mépris envers ce peuple ?

Pour faire face à ce qui dépasse l’entendement : Diaspora, Holocauste, Juiverie, périodes sombres de l’Histoire, engendrées par la haine, le mépris, la peur de l’autre et la cruauté humaine, les intervenants de ce matin, ont choisi de prononcer des discours remplis d'humanité, d'amour et d'optimisme pour l’avenir. Des discours où le terme « Juiverie » bien que détestable par sa connotation fût employé tant il est important de ne pas oublier la souffrance qui se cache derrière ce terme.

 

Ces personnalités venues de la France entière ont conquis un large public, à la fois attentif à la bonne parole et convaincu à n’en pas douter par le « Plus jamais ça » ou la « Grande leçon de l’Histoire », qui doit hanter nos esprits à tout jamais.

 

Pour ma part, je me sens ce soir un peu nostalgique car ce matin, je me suis souvenu de ces visites guidées du centre ancien moyen âgeux où à chaque fois, les visiteurs étaient en émoi lorsque j’expliquais l’appellation de cette rue.

 

Désormais, grâce à cette magnifique plaque qui s’imposait, les promeneurs n’auront plus besoin d’un guide pour connaître l’histoire de la « rue Juiverie ».

 

 

Cordialement,

 

 

Jocelyn PLANELLES

 

 

Par Joce
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Istres au Centre

Sur ce blog entièrement consacré à Istres au "Passé - Présent - Futur", l'expression est libre et l'esprit jamais partisan. Pour toute suggestion, n'hésitez pas à me contacter au 06 32 28 95 25 - email : jocelyn.planelles@gmail.com
Bon surf - Jocelyn PLANELLES
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés