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REGARDS SUR ISTRES ET ENTRESSEN

REGARDS SUR ISTRES ET ENTRESSEN

Vie de la Cité, patrimoine d'ISTRES et ENTRESSEN


1966, année tournant pour l'étang de Berre

Publié par Joce sur 14 Avril 2008, 09:33am

Catégories : #Environnement - Développement durable

1966 : la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas est mise en route. C’est la dernière des treize centrales qui équipent le canal usinier depuis Serre-Ponçon.

Cette unité hydroélectrique symbolise la fin de l'étang marin avec, d’une part, un débit annuel de 4 milliards de m³ d’eau douce soit 4 fois le volume de l’étang (900 millions m³) et, d’autre part, quelques 500 000 tonnes de limons par an en moyenne entre 1966 et 1993.

Cette action de l’homme est une véritable ineptie écologique dans la mesure où ce dernier connaissait pertinemment les effets néfastes et irrémédiables, d’un déversement massif d’eau douce dans un espace marin :

- Chute brutale de la salinité 32 g/l (1966) – 10 à 15 g/l (années 1970)

Par comparaison, la salinité de la mer est de 35 g/l,

- Eaux saumâtres, problème d’oxygénation (anoxie),

- Stratification des eaux car densité différente (eau douce en surface, eau salée en profondeur)…

A cet afflux d’eau douce, vient se poser un autre problème majeur, celui de la courantologie et ce, malgré le chenal de Caronte, son seul bras maritime et, le Mistral qui soufflant 1 jour sur 3 à une intensité moyenne de 100 Km/h avec des coups de vent de 100 Km/h aide au brassage des eaux.

Il convient de préciser également que l’effondrement en 1963 du canal du Rove qui reliait depuis 1925 la « Mer de Berre » avec la mer Méditerranée (L’Estaque) a contribué à l’étouffement du milieu. Sa réouverture à la courantologie avec la réinjection d’eau salée à raison de 20 m³ par seconde est un signe encourageant.

Face à cet état de fait, la France a d’ores et déjà fait l’objet de condamnations par la Cour de Justice Européenne qui par arrêté du 16 juillet 2004 a rappelé que:

« Les traités européens doivent être appliqués par la France et que ceux-ci interdisent, en l’absence d’autorisation de l’autorité nationale, le déversement dans un étang salé communiquant avec la mer Méditerranée des substances qui tout en étant non toxiques ont un effet défavorable sur la teneur en oxygène du milieu marin ».

En outre, par arrêté du 7 octobre 2004, la Cour de Justice Européenne a également retenu deux griefs à l’encontre de l’Etat français :

- L’absence d’autorisation de rejets conformes, d’une part,

- L’insuffisance des mesures prises pour combattre et réduire la pollution de l’étang de Berre, d’autre part.

Le temps presse donc...

Cordialement,

Jocelyn PLANELLES

 

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