Un seul parti : Istres

Vendredi 17 avril 2009

Créée en 1975, la taxe professionnelle (T.P) est une ressource essentielle pour les collectivités locales. Chez nous, le SAN Ouest Provence en est l'unique percepteur.

Ce prélèvement est tellement ancré que la suppression de la part « équipements » annoncée pour 2010 est un véritable casse-tête dans la mesure où les entreprises, les collectivités locales et l’Etat ont chacun des intérêts divergents.

Une taxe jugée absurde par les entreprises

Cet impôt qui a coûté en net 18 milliards d’euros en 2008 aux entreprises est jugé absurde d’un point de vue économique. La TP est en effet calculée à partir d'une base fiscale constituée de deux éléments distincts : les locaux de la société et la valeur de ses équipements.

C'est la part « équipements » que le gouvernement compte supprimer en 2010, une part qui représente 80 % du produit de la taxe et que les chefs d'entreprise dénoncent car asseoir un impôt sur les équipements revient de fait à pénaliser l'investissement.

Autre défaut de ce mode de calcul : les entreprises industrielles ayant beaucoup d'immobilisations sont plus pénalisées que les entreprises de services, ayant essentiellement des locaux commerciaux.

Une ressource précieuse pour les collectivités locales

Le produit de la taxe professionnelle s’est élevé à 28 milliards d’euros en 2008 soient 18 milliards d’euros versés par les entreprises et 10 milliards par l’Etat en vue de compenser les allègements. Cette taxe représente 43 % des ressources locales d’où l’émoi des élus à l’annonce de cette réforme.

Concernant notre territoire « Ouest Provence », les élus doivent d’ores et déjà anticiper une chute importante du produit fiscal de cette taxe car notre tissu économique est constitué en grande partie d’entreprises à fortes immobilisations (industries, entrepôts de stockage…) qui rapporteront donc moins fiscalement au S.A.N Ouest Provence dès 2011. Cette anticipation sous entend dès à présent une meilleure rationalisation des choix budgétaires, bref dépenser l’argent public de manière intelligente et dans un souci d’efficacité.

Un Etat pris entre deux feux

Pour l’Etat, l’exercice est plutôt difficile car il doit, d’une part, concilier la compétitivité économique des entreprises, et d’autre part, répondre aux inquiétudes des élus locaux qui attendent une compensation de sa part, le tout en gardant à l’esprit que lui aussi doit ménager son déficit public.

A priori, l'Etat compenserait au moins une partie des pertes découlant de la réforme, au nom du principe d'autonomie financière des collectivités territoriales.

Une question reste à ce jour sans réponse : par quoi remplacer la T.P ? Certains parlent de la taxe carbone, d’autres d’un nouveau prélèvement…mais personne n’a encore trouvé la solution miracle.

Espérons que cette réforme ne se traduira pas sur Istres par une nouvelle hausse des impôts locaux !

 

 

Jocelyn PLANELLES

 

Par Jocelyn - Publié dans : Economie - Finances publiques
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Vendredi 10 avril 2009

Aux portes de la vieille ville

Classée aux Monuments Historiques par arrêté du 5 mai 1930, la porte d'Arles marque l'entrée de la ville intra-muros d'autrefois. On sait que des remparts protégeaient naguère le château fort (à l'emplacement de l'église Notre Dame de Beauvoir) ainsi que les habitations placées sous la protection du Seigneur.

L'entrée dans la cité s'effectuait par deux portes gardées de jour et de nuit pendant les guerres de religion et les épidémies de peste. La porte de Place où d'En Haut se situait côté sud entre l'Hôtel de Ville et le « Café du XXe siècle », l'autre à l'extrémité nord à l'angle des rues Juiverie et de la Roque, près de l'actuelle porte d'Arles. Cette dernière était désignée porte d'En-Bas ou de Saint Eloi et plus couramment portail Eygadier c'est-à-dire porte de l'eau. On peut, d'ailleurs, constater que les fontaines dites de « Saint-Eloi » sont encore présentes de nos jours mais à l’extérieur de la porte.

Style antique ou classique ?

Le portail d'Arles n'est pas une construction antique mais relativement moderne. En effet, il fut construit suite à une délibération du Conseil de la Communauté en date du 29 octobre 1769. Les travaux seront effectués à partir de janvier 1771 pour se terminer en juin 1773. Ils coûteront 6110 livres aux contribuables istréens. Edifié en l'honneur du Maréchal Duc de Villars, seigneur d'Istres et gouverneur de la Provence, il ne sera jamais inauguré.

La porte d'Arles par sa forme concave et son style classique présente une grande sobriété. L’arc repose sur deux pilastres. Vous observerez deux guirlandes fleuries de part et d'autre ainsi que le magnifique médaillon style Louis XV posé en imposte qui orne la clef de voûte. Ce monument est construit en pierre de Toti (pierre issue des carrières locales).

Une inscription mystérieuse

Une curieuse inscription d'inspiration révolutionnaire est visible sur le côté droit. Malheureusement, on ne peut en déchiffrer que le début :
« Tous les citoyens habitant la me... »

La phrase complète pourrait bien être (ce n’est qu’une hypothèse) :

« Tous les citoyens habitant la même commune sont garants civilement des attentats commis sur le territoire de la commune, soit envers les personnes, soit contre les propriétés ». Cette phrase a été retrouvée gravée sur un mur de Marseille.
 

Un air révolutionnaire planait-il déjà en terroir istréen à l’approche de la Révolution française ?

 

 

Jocelyn PLANELLES

 

Par Jocelyn - Publié dans : Patrimoine, culture, traditions
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Vendredi 3 avril 2009

Tu viens au bureau … Bravo tu auras une surprime !

Alors que le conseil municipal d’Istres vient d’approuver un dispositif de réduction des primes pour les agents municipaux abusant des arrêts maladie, le SAN Ouest Provence valorise l’effort de présence des siens en versant depuis 2007 une prime annuelle de 800 €uros bruts en sus du régime indemnitaire (= primes).

Voilà une manière originale ou plutôt étrange de féliciter les agents qui comme tous les autres travailleurs se rendent tous les jours à leur travail.

Justice sociale … Moralité citoyenne ?

Personnellement, je pense qu’une mesure de sanction collective est inappropriée et ce, dans la mesure où les personnes qui usent des arrêts maladie à répétition sont largement identifiables grâce aux tableaux de bord tenus par les directions des ressources humaines, ne nous voilons pas la face.

Il suffit simplement d’avoir le courage de ramener ces déviants à la raison par des mesures individuelles.

Les « vrais malades » ne doivent pas payer pour les « malades imaginaires ». La maladie est une fatalité et il est inadmissible que certains s’en servent pour tirer au flanc.

Quant à la prime de présentéisme, je trouve cela complètement déplacé à l’heure où des personnes pleurent pour avoir un emploi ou sont en passe d’être licenciées.

En matière de justice sociale et de moralité citoyenne, on a fait mieux.

 

Cordialement,
Jocelyn PLANELLES

Par Jocelyn - Publié dans : Vie de la Cité
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Vendredi 27 mars 2009

Service public de l’eau … une aubaine pour les usagers

A l’heure où les élus doivent en toute logique s’interroger sur l’amélioration du pouvoir d’achat des Istréens, pourquoi ne pas inviter ces derniers à se pencher sur le prix élevé de l’eau à Istres où le service est, rappelons-le, exploité par une société privée.

En effet, depuis 1991 le service de l’eau et de l’assainissement a été confié par délégation de service public à la SEERC, aujourd’hui société des Eaux de Provence.

Une privatisation qui aujourd’hui mériterait d’être regardée à la loupe compte tenu de la poussée inflationniste du prix de l’eau.

Le retour à la régie municipale d’avant 1991 permettrait ainsi de dégager des gains économiques importants grâce à la réintégration de la rente économique de l’actuelle entreprise, qui au lieu de profiter aux actionnaires serait redistribuée aux usagers de ce service public via une réduction significative du prix au mètre cube.

Un juste milieu entre public et privé

Bien-sûr, il n’est pas question de renoncer au recours au secteur privé. En effet, il faudra toujours faire appel à l’innovation technologique du privé par le biais des marchés publics et appels à la concurrence (exemple : création de nouvelles filières de traitement, remplacement de canalisations…).

Le privé aura donc toujours son rôle mais pas dans l’exploitation de ce service.

Il s’agit en fait d’une redéfinition des rôles entre le privé et le public, sorte de nouvelle gouvernance de l’eau au service exclusif de l’intérêt des consommateurs istréens.

D’autres villes l’ont fait, pourquoi pas Istres

Dès janvier 2010, la Mairie de Paris va, au travers de la régie « Eaux de Paris », reprendre en main le service de l’eau jusqu’à présent géré par trois opérateurs privés. Cette remunicipalisation va permettre de réaliser une économie d’environ 30 millions d’euros.

D’autres villes françaises comme Grenoble n’ont pas hésité à rétablir des régies municipales des eaux.

Pour la petite histoire, la Mairie de New York gère en direct le service de l’eau alors pourquoi pas Istres !

 

La régie municipale « Eaux d’Istres » verra-t-elle le jour ?

Affaire à suivre…

 

Cordialement,

Jocelyn PLANELLES

 

Par Jocelyn - Publié dans : Economie - Finances publiques
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Vendredi 20 mars 2009

Le déficit structurel de la commune doit amener logiquement les élus d’Istres à se demander comment diminuer les dépenses pour ne pas fragiliser davantage les finances municipales.

A toute fin utile, je vous livre ci-après une petite suggestion qui pourrait alléger les dépenses sans pour autant altérer la qualité du service public.

Dématérialisation de la communication … sacrée économie !

En effet, la Mairie pourrait réduire considérablement son budget communication « papier » en dématérialisant par le biais d’internet la revue « Istres Mag », les guides des manifestations, invitations et autres documents que nous recevons régulièrement dans nos boîtes aux lettres...

18 000 exemplaires à chaque fois, ce n’est pas rien.

A l’heure où la moitié des ménages istréens sont équipés de l’outil internet, cela est largement envisageable.

Concrètement, cela reviendrait à recenser les Istréens dotés d’internet et volontaires pour la diffusion informatique.

Une mesure facile à mettre en œuvre

La quasi-totalité des documents étant généralement disponibles sur le site de la Ville, une simple alerte par courrier électronique signalerait la mise en ligne de toute nouvelle brochure aux internautes.

La distribution papier serait facilitée par une vignette accolée sur les boîtes aux lettres des abonnés du type « Je reçois tout par internet ».

Fini les milliers d’exemplaires papier qui massacrent nos forêts et font mal aux finances publiques locales, nos impôts rappelons le !

Imaginons les économies réalisées par une diffusion à 8 000 exemplaires de la luxueuse revue municipale « Istres Mag » au lieu des 18 000 diffusés chaque mois.

 

Voilà une mesure simple, efficace qui pourrait rapporter gros aux contribuables istréens. Bref, une véritable aubaine pour les finances locales.

 

Cordialement,

 

Jocelyn PLANELLES

 

Par Jocelyn - Publié dans : Economie - Finances publiques
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Vendredi 13 mars 2009

Stupéfaction ce jeudi 12 mars au conseil municipal lorsque que contre toute attente, un conseiller municipal d’opposition a annoncé sa démission du groupe « Istres Avec Vous ».

Opposition, et 1 et 2 et puis 3 !

Le 16 mars 2008 verdict des urnes, la liste du « Grand Istres » remportait les élections face à la liste d’union du second tour « Istres Avec Vous le Courage du Changement ».

Au lendemain des élections, l’opposition composée de 9 conseillers se scindait en deux groupes (5 pour « Istres Avec Vous » et 4 pour « Le Courage du Changement ») revenant ainsi à la logique du 1ier tour, la Droite d’un côté, la Gauche de l’autre.

Avec cette désolidarisation inattendue, les 30 conseillers de majorité auront désormais face à eux une opposition de 4 conseillers d’« Istres Avec Vous », 4 conseillers du « Courage du Changement » et 1 conseiller d’opposition en free lance du moins à ce jour.

Tout ça pour ça…quel gâchis !

Je suis, avec bien d’autres opposants « en retraite », dépité de voir qu’en définitive dans toute cette aventure, l’intérêt personnel, la soif de leadership et la fascination du pouvoir doublés d’un besoin d’exister envers et contre tout, conduisent à des situations aussi rocambolesques que pathétiques et, à de futures nouvelles alliances contre nature.

Un non événement par amateurisme politique…

Cette nouvelle péripétie qui n’est en définitive qu’un banal « non évènement » démontre une fois de plus l’amateurisme politique de prétendus grands (?) hommes.

Le message sous-jacent n’est bien sûr pas destiné aux leaders d’Istres Avec Vous et du Courage du Changement. Je n’ai pas en effet pour habitude de me tromper d’adversaire, constance et intégrité obligent.

 

Cordialement,

 

Jocelyn PLANELLES   

Par Jocelyn - Publié dans : Vie politique locale
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