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REGARDS SUR ISTRES ET ENTRESSEN

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Vie de la Cité, patrimoine d'ISTRES et ENTRESSEN


Blockhaus de béton au boulevard Dethez... Quand l’hyper-densification rend la vie dure aux habitants !

Publié par REGARDS SUR ISTRES ET ENTRESSEN sur 2 Décembre 2016, 21:29pm

Angle des boulevards Dethez et L'Huillier

Angle des boulevards Dethez et L'Huillier

Un boulevard maudit de bout à bout...

Le boulevard Dethez démarre mal aux deux extrémités avec côté voie ferrée, un carrefour accidentogène et, côté centre ville, des trottoirs très étroits et rafistolés qui poussent les passants  à circuler sur la chaussée !

Mais le pire, c’est bien cet énorme blockhaus en construction à l’angle du boulevard Dethez et du boulevard L’Huillier, face à la très coquette et paisible résidence des Azalées.

Une véritable horreur pour les résidents dont la façade principale (balcon et salle de séjour) est sur une très large partie privée de soleil dès le milieu de matinée (voir photo ci-dessus).

Un projet facilité par des règles d’urbanisme qui font la part belle à la promotion immobilière                                                

Si le permis de construire de cet immeuble est légal au regard des règles fixées par le Plan Local d’Urbanisme (PLU) adopté en juin 2013 par la Mairie, il en serait tout autre avec l’ancien Plan d’Occupation des Sols (POS) qui était plus protecteur de l’habitat existant. En effet, ce secteur classé au POS en zone UC  imposait pour toute demande de permis de construire :

- une emprise au sol du bâti limitée à 50 % de la surface du terrain, ce qui était raisonnable ;                                                                                                              

- une hauteur d’immeuble de 12 mètres maximum ;                                                  

- un espace vert conséquent pour aérer le bâti.

Avec le nouveau PLU, la zone qui est devenue de l’UCa ne prévoit plus pour toute nouvelle construction de limites pour l’emprise au sol du bâti tandis que la hauteur maxi d’immeuble a été augmentée de 12 à 18 mètres et les espaces verts réduits à peau de chagrin.

Autant dire que les règles du PLU facilitent de telles constructions massives pour le plus grand plaisir des bâtisseurs locaux.

Conséquences désastreuses de l’hyper-densification pour les habitants

Résultats des courses, des copropriétaires des Azalées ont décidé de mettre en vente leur appartement qui avec ce blockhaus a perdu a minima 25 % de leur valeur vénale, soit une moins-value nette d’environ 30 000 euros, de quoi déclencher une juste colère .

De même, pour les propriétaires des maisons mitoyennes qui à terme risquent de fuir et de vendre à contre coeur leur bien à quelques promoteurs à l’affût du moindre terrain pour bâtir de nouveau à la verticale.

Et ainsi démarre un cycle infernal pour un quartier qui aurait pu tout simplement accueillir un immeuble beaucoup plus mesuré et respectueux des riverains.

Ce phénomène d’hyper densification se retrouve malheureusement un peu partout dans le centre ville où terrains et anciennes habitations laissent place à des immeubles massifs qui portent atteintes aux propriétés riveraines et au bien-être de leurs occupants.

Quelques exemples  : ensemble immobilier de la Ressence (bd Victor Hugo), immeuble en construction sur le site de l’ancienne sécurité sociale, futurs immeubles à la place de l’hôtel Peyreguet et de l'ancienne base nautique de l'Olivier (à côté des Pompiers), sans compter le fameux forum des Carmes devenu un programme de logements à 75 %, etc.

A moyen et long terme ce phénomène d’hyper densification engendrera :

- un effondrement général du marché de l’immobilier istréen avec une offre de logements démesurée par rapport à la demande réelle et ce, d’autant plus qu’Istres n’a pas un potentiel  d’emplois suffisant pour drainer en masse une population nouvelle ;                                                                                                                      

- une désertification progressive du centre ville avec des habitants qui préféreront migrer sur la périphérie pour fuir cet univers oppressant ;                        

- une  paupérisation du centre ville, ultime effet dévastateur de cette densification démentielle et outrageante.

Si la densification par le comblement des dents creuses permet de contenir l’étalement urbain et d’éviter la disparition des terres agricoles et des espaces naturels, la construction hyper dense, tout azimut et à contre sens de l’intérêt des populations, est tout simplement une aberration et un enfer pour les habitants étouffés par le béton.

Donc stop à la coulée continue de béton !

Sur ce, une bonne « 41ème Fête des Bergers » à tous, profitez bien des moutons car au rythme effrénée des bétonnières à ISTRES, nous aurons de plus en plus de mal à apercevoir nos moutons paître dans nos campagnes sauf en carte postale !

Chaleureusement vôtre

Jocelyn PLANELLES

NB : Pour information, en 2013, je m’étais joint à titre personnel à l’action de l’association Agir pour Istres du Ranquet à Entressen pour obtenir auprès du Tribunal Administratif de Marseille l’annulation du Plan Local d’Urbanisme mais la loi ALUR de 2014 a permis à la Mairie de régulariser les points d’illégalités constatés par jugement du Tribunal.

 

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morituri 04/12/2016 12:13

Il n'y a pas que, vous, Madame, à être scandalisée par cette "verrue" infame qui se monte bd. Dethez. Malheureusement, ce n'est pas la seule, elle s'étend partout, y compris dans les zones dites "agricoles", adieu moutons, bergers, foin de Crau etc...Dans les années 1980, Monsieur SIFFRE maire disait : "halte" au gigantisme...(urbain) C'était donc il y a longtemps puisque ses successeurs (pour certains ses collègues et camarades) ont oublié sa parole, au profit de qui ? Pas des habitants qui ne peuvent plus se garer, pas aux commerçants du centre ville (d'où l'expansion des zones commerciales au Tubé et ailleurs) Alors à qui ?...Et d'où viennent les gens qui veulent absolument habiter à Istres, où travaillent-ils ? Tant de questions sans réponse.Allons vite voir les moutons, car comme tu le dis on ne les verra plus que sur les livres ...

Istréenne 03/12/2016 21:25

Nombre de passants s'arrêtent pour regarder et commenter le désastre, et c'est bien le terme à employer. En effet, la résidence des Azalées subit de plein fouet l'implantation incohérente de ce nouvel immeuble, imposant.... les malheureux propriétaires des Azalées n'ont que les yeux pour pleurer, car tous les balcons situés plein Sud sont impactés.....c'est lamentable. Effectivement, il ne leur reste plus qu'à vendre leur bien rapidement.....
Beau cadeau de Noël 2016 aux propriétaires.......
Par ailleurs, il faut évoquer les places de parking...... une fois de plus, le centre va en subir les conséquences, car les résidents de ce nouvel immeuble se gareront logiquement sur cette portion de boulevard.....
Courage mesdames et messieurs les propriétaires, et locataires des Azalées ........ ce ne sont pas des petits désagréments qui impactent votre bien, mais bel et bien un "tsunami" sur l'investissement immobilier que vous avez fait. On ne peut que condamner cette manière d'aménager et bétonner la ville......... alors que des alternatives sont possibles.......
une istréenne scandalisée.

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